L’alimentation représente en moyenne 15 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) d'une habitante ou d'un habitant du canton de Genève. Le transport de denrées en avion émet près de 10 fois plus de GES que le transport en camion, et l’impact d’un plat végétarien peut réduire jusqu'à 4x les émissions de GES par rapport à un plat à base de viande. En outre, on sait qu’environ 30 % des aliments produits sont jetés, ce qui représente, pour un ménage de 4 personnes, environ CHF 2000.– par an.
Une alimentation durable, à savoir bas carbone, saine et équilibrée, consiste à :
- augmenter la part des protéines végétales et des oléagineux et diminuer la consommation de poissons et de produits carnés, en particulier importés, en privilégiant prioritairement la production carnée locale tout en veillant au respect de l’équilibre alimentaire ;
- privilégier les produits locaux de saison ;
- réduire le gaspillage alimentaire et améliorer le tri des déchets ;
- privilégier les aliments issus d'une transformation et d'une distribution bas carbone ;
- réduire la consommation de produits ultra-transformés ;
- maîtriser la consommation de denrées d’agrément (café, chocolat, alcool) ;
- privilégier l’eau du robinet ;
- agir contre la précarité alimentaire et favoriser l'accessibilité de tous à une alimentation saine et de qualité.
La Confédération fixe comme objectif la réduction de 2/3 de l’empreinte carbone de l’alimentation par personne d’ici 2050 par rapport à 2020 ainsi que la réduction de 50 % du gaspillage alimentaire (déchets évitables) en Suisse d’ici 2030 par rapport à 2017. Afin d’atteindre ces objectifs, la coordination et la mise en cohérence des parties prenantes du secteur doivent être renforcés, notamment à travers la réactivation de la Plateforme Alimentation et Politiques Publiques (PAPP), des démarches de sensibilisation et de formations doivent être proposées et des actions de soutiens et d’incitations doivent être développées en vue d’accompagner les initiatives favorables.