Nous déplacer autrement

Nos modes de transport produisent beaucoup de GES. Et ces émissions ne baissent pas suffisamment. Pour réussir la transition, rendre nos véhicules plus sobres ne suffira pas, il faudra aussi changer nos façons de nous déplacer.

Favoriser les modes actifs.

Une des priorités de l’Etat est le transfert modal, c’est-à-dire le passage de la voiture à d’autres modes de transport plus sobres en carbone comme le vélo et la marche à pied. Ces derniers sont bons pour le climat, mais aussi pour la santé et la qualité de l’air.

Améliorer l’offre de transports en commun. 

Pour de nombreux déplacements, les transports en commun comme le bus, le tram ou encore le train offrent une alternative beaucoup moins polluante à la voiture, et sont souvent plus efficaces et plus économiques.

Avoir des véhicules moins polluants. 

Pour les déplacements qui ne peuvent pas se faire autrement qu’en voiture, il est impératif de remplacer les moteurs thermiques par des technologies moins polluantes. L’électrification des véhicules va devoir considérablement s’accélérer.

Réduire les émissions du secteur aérien. 

Enfin, il faudra réduire les émissions liées au transport aérien en soutenant, par exemple, le développement de l’offre ferroviaire depuis Genève vers d’autres villes européennes.

Objectifs visés

Cible

+200 %

de déplacements en train d'ici 2050.

+25 %

de déplacements effectués en TC (tram, bus, trolley) d'ici 2030.

40 %

de véhicules électriques (ou hybrides rechargeables) à l’horizon 2030.

Mobilité

Macro-Indicateurs

Emissions de GES issues de la mobilité terrestre

(tCO₂e/an)

Mobilité

Orientation souhaitée : Réduction prononcée

Contexte : les émissions de GES issues de la mobilité terrestre représentent environ un cinquième de l'empreinte GES du canton de Genève. Leur réduction constitue donc un facteur indispensable à la décarbonation du territoire et à l'atteinte des objectifs climatiques.

Précisions méthodologiques sur l'indicateur : les hypothèses considérées dans le calcul des émissions de GES issues de la mobilité terrestre sont expliquées dans le Bilan carbone du territoire. De manière générale, les facteurs d’émissions utilisés sont issus de la base de données Mobitool 3.0.

- La mobilité terrestre des résidents genevois est évaluée à partir des données du micro-recensement mobilité et transports (MRMT). Pour l'année 2021, les données du MRMT sont jugées peu satisfaisantes car les restrictions liées au COVID ont impacté significativement les déplacements des résidents. Un facteur correctif s’appuyant sur des comptages de véhicules a donc été utilisé pour les TIM. 

- La mobilité des non-résidents se rendant à Genève est évaluée à partir des comptages de passages aux douanes dont sont déduits le trafic de transit et les passages des résidents. 

- Les données concernant le fret terrestre de marchandises ont été fournies par l’OCT à partir de données de l’OFS (données non publiées). 

Cible : N/A
Source : MRMT - OCSTAT -  OCT - DDC
Périmètre : canton
Fréquence de collecte : lors des bilans carbone

Orientation souhaitée : Réduction prononcée

Contexte : les émissions de GES issues de la mobilité terrestre représentent environ un cinquième de l'empreinte GES du canton de Genève. Leur réduction constitue donc un facteur indispensable à la décarbonation du territoire et à l'atteinte des objectifs climatiques.

Précisions méthodologiques sur l'indicateur : les estimations basées sur les ventes de carburant offrent une série temporelle plus large et complète que celle obtenue sur la base des MRMT. Cependant, les valeurs ainsi estimées sont biaisées par le « tourisme à la pompe ». Cette variante de l'indicateur doit donc être interprétée avec les réserves qui s'imposent. 

Cible : N/A
Source : OCSTAT (T_08_03_5_01)
Périmètre : canton
Fréquence de collecte : annuelle

Emissions de GES issues du trafic aérien des résidents

(tCO₂e/an)

Mobilité

Orientation souhaitée : Réduction prononcée

Contexte : les émissions de GES issues du trafic aérien représentent environ un dixième de l'empreinte GES du canton de Genève (cf. BC Territoire 2022). Leur réduction constitue donc un facteur indispensable à la décarbonation du territoire et à l'atteinte des objectifs climatiques.

Précisions méthodologiques sur l'indicateur : la comptabilisation des émissions liées à la mobilité aérienne s’appuie sur les volumes de ventes de kérosène à l’Aéroport International de Genève (AIG) avec prise en compte de la part des résidents genevois dans les passagers de l’AIG (cette part était de 22% en 2022). 

Les ventes de kérosène à l’AIG ne sont pas réparties selon leur utilisation pour les vols de passagers et le fret de marchandises. La comptabilisation des émissions de GES via les volumes de ventes de kérosène assimilent donc ces deux types d'utilisation (il est important de préciser toutefois que la majorité des marchandises est transportée en soute sur des vols passagers). 

Le facteur d’émission utilisé pour la mobilité aérienne inclut un effet de forçage radiatif avec un facteur 3. Il ne s’agit pas de GES en soi mais d’effets climatiques additionnels liés principalement à l’émission de vapeur d’eau et d’autres composants (oxydes d’azote, dioxyde de soufre, suie) par les avions.

Interprétation :  Le trafic aérien avait été extrêmement impacté par la période du COVID, et n’a que partiellement retrouvé son niveau pré-COVID en 2022. 

Cible : 556'315 tCO₂e d'ici 2030 (-20% par rapport à 1990)
Source : OCSTAT (T 08.03.5.02) - AIG - DDC
Périmètre : canton
Fréquence de collecte : annuelle

Mobilité

Fiches-actions

L’axe 2 (Mobilité) est composé de 7 fiches-actions.

Les deux premières fiches visent le report modal vers les mobilités actives (fiche 2.1) et les transports en commun (fiche 2.2).

La fiche 2.3 vise l’utilisation de nouvelles technologies pour réduire l’impact carbone de la mobilité. Le développement de l’électromobilité constitue l’objectif de la fiche 2.4, tandis que la décarbonation du transport professionnel est visé par la fiche 2.5.

Les deux dernières fiches de l'axe se rapportent à des motifs spécifiques de déplacement : la pendularité (fiche 2.6) et les loisirs (fiche 2.7).