Les effets liés au changement climatique ont un impact important sur les catégories les plus vulnérables de la société et de fait sur la cohésion sociale du Canton. Etant donné qu'il y a une territorialisation des inégalités (économiques, sociales, culturelles, etc.), il est important d'agir de manière ciblée dans les quartiers où les personnes vulnérables se trouvent et sont impactées directement par les changements climatiques (logements inadéquats, ilots de chaleurs, accès limités à des aliments locaux et sains, manque d'information).
Les actions concrètes proposées dans cette fiche sont réalisables et s'inscrivent dans une dynamique de convergences des différentes politiques publiques sociales, environnementales et d'aménagement du territoire. Cette fiche s'inscrit dans le cadre de la justice climatique, ce qui implique de prendre en compte les capabilités des citoyennes et citoyens à s’adapter aux changements climatiques (par exemple à vivre avec la surchauffe urbaine) et à changer leurs pratiques de consommation, de mobilité, (etc.) afin de réduire leur empreinte carbone et participer activement à la transition écologique du territoire. Il est donc crucial d'adapter les actions intégrées dans le Plan climat afin que l'ensemble de la population puisse prendre part à la transition écologique et que celle-ci ait des impacts notoires et pérennes.
Cette transition constitue également un vecteur important d'opportunités, notamment professionnelles, pour les personnes se trouvant dans une démarche d'insertion ou de réorientation. Dans ce sens, l’Etat soutien plusieurs actrices et acteurs du territoire, dans l’élaboration d’une étude de faisabilité sur la mise en place d'un Revenu de Transition Ecologique (RTE) à l’échelle cantonale1. Le RTE constitue un revenu complémentaire ou une alternative aux minima sociaux et autres revenus. Sa perception est généralement conditionnée à la réalisation d’activités qui encouragent la transition écologique et solidaire (ainsi qu’à l’adhésion des individus à la structure démocratique locale qui gère et distribue les revenus ; i.e. une coopérative de transition écologique -CTE-). Le RTE s’inscrit donc parfaitement dans la conception de la justice climatique véhiculée par cette fiche-mesure, une justice qui concerne aussi bien les vulnérabilités aux impacts du dérèglement climatique, que les capabilités à lutter contre ce dérèglement.