Maladies et allergies : s’adapter au climat qui change

Le changement climatique impacte directement sur la santé de la population en favorisant la prolifération de certains agents pathogènes et de vecteurs de maladies transmissibles. Il crée ainsi des conditions favorables à la croissance de bactéries dans les denrées alimentaires (par ex. Salmonella, Campylobacter, Escherichia coli, Staphylococcus aureus, etc.) et dans les eaux de baignade (par ex. Escherichia coli, Pseudomonas aeruginosa, bactéries responsables de la leptospirose).

L'augmentation des déplacements et des échanges commerciaux favorise également la prolifération d'agents pathogènes et augmente le risque d'exposition. 

La légionellose est une maladie infectieuse respiratoire aiguë, potentiellement grave et parfois mortelle, due à l'inhalation d'aérosols contaminés par des bactéries du genre Legionella, qui peuvent se propager en panache sur plusieurs kilomètres. Le risque de légionellose en période de forte chaleur vient entre autres de l'utilisation de tours aéroréfrigérantes (TAR) ou d'autres systèmes de climatisation mal entretenus ou non conformes, les eaux de douche ou encore de l'utilisation de brumisateurs contaminés. 

Le changement climatique contribue également à l'arrivée, l'implantation et la prolifération de vecteurs de maladies transmissibles. On peut citer les maladies vectorielles potentiellement transmises : 

  • Par les tiques (par ex. borréliose – ou maladie de Lyme – provoquée par la bactérie Borrelia burgdorferi ou le virus de la méningo-encéphalite à tiques)
  • Par les moustiques tigres (par ex. chikungunya, dengue, zika, fièvre du Nil occidental). À noter qu'une transmission autochtone nécessite que le moustique tigre se contamine en piquant une personne infectée puis pique une autre personne. 

    Finalement, le changement climatique influencera de plus en plus les saisons polliniques, induisant une augmentation des problèmes de santé en lien avec la présence d’allergènes, particulièrement dans les zones d’usages intensifs (espaces publics, écoles, zones sportives, etc.). Cette évolution pourrait être renforcée par le rôle croissant joué par les infrastructures vertes pour l'adaptation des villes aux changements climatiques. Il importe de renforcer les connaissances scientifiques et cliniques dans ce domaine. Il s'agira aussi d'identifier les solutions transversales permettant de limiter la concentration et de diluer la présence d’allergènes dans l'espace urbain. 

    Dans ce contexte, il s’agit d’assurer un monitoring détaillé, de lutter lorsque c’est possible contre la propagation des vecteurs de maladie et d’informer la population sur les mesures de prévention à adopter.

co-benefices Co-bénéfices

  • Réduction des coûts liés à la prise en charge des personnes
infectées
    Réduction des coûts liés à la prise en charge des personnes infectées
  • Optimisation des coûts investis dans la lutte contre les vecteurs
de maladie
    Optimisation des coûts investis dans la lutte contre les vecteurs de maladie

Pilotes principaux

OCS

OCAN

Etablissements de droit public

HUG, SIG

Autres entités impliquées

Communes, Spécialistes de la santé, Unisanté, Propriétaires, Régies, Ensemble de la population genevoise

Autres offices cantonaux

OCEAU, OCGC, OU, OCBA

Publics cibles

Ensemble de la population genevoise

Effets potentiels sur la biodiversité

Chacune des fiches-actions du PCC 2030 est examinée sous l’angle de sa compatibilité avec les orientations des politiques en faveur de la biodiversité.

Dans ce contexte, sont listés ci-contre les opportunités à favoriser (+) et les risques à éviter (-) vis-à-vis des enjeux de biodiversité.

  • Amélioration des connaissances sur les espèces exotiques envahissantes
    Amélioration des connaissances sur les espèces exotiques envahissantes
  • Impacts potentiels des mesures de lutte contre les vecteurs de maladie sur d'autres organismes
    Impacts potentiels des mesures de lutte contre les vecteurs de maladie sur d'autres organismes
Fiche-action 5.2

Actions

Dans le cadre du plan d'actions 2025-2030, la fiche 5.2 (Prévenir les affections liées au changement climatique et surveiller les vecteurs de maladies et les sources allergènes) englobe 5 actions.

Le premier relevé de mise en œuvre des actions du PA 2025-2030 sera réalisé au printemps 2026 (soit environ une année après l'adoption du plan). Dans l'intervalle, et à quelques exceptions près, les actions sont considérées soit en phase initiale, soit en cours de réalisation (pour les actions en continu). L'état d'avancement des actions sera ensuite évalué systématiquement sur une base annuelle. 

Fiche-action 5.2

Indicateurs de suivi

Le suivi de la fiche 5.2 (Prévenir les affections liées au changement climatique et surveiller les vecteurs de maladies et les sources allergènes) repose sur 9 indicateurs.

Ces indicateurs sont liés entre eux de manière positive ou négative, selon les cas de figure. Des liens directs existent aussi entre les indicateurs de MOYENS et les actions qui sont englobées dans la fiche (cf. diagramme ci-contre). 

Les actions n'ayant aucun lien avec les indicateurs de MOYENS sélectionnés pour le suivi de la fiche sont toutefois monitorées à travers l'évaluation annuelle de leur état d'avancement (cf. catalogue d'actions). 

Nous vous invitons à lire la notice méthodologique ci-dessous expliquant le code-couleurs utilisé pour juger l'évolution des variables (cf. pastilles colorées à droite dans le tableau ci-dessous).

Evaluation synthétique de la situation

Indicateurs

Type

Périmètre

Dernier relevé

Orientation souhaitée

Evolution observée

Fiche-action 5.2

Synergies avec les autres fiches-actions

Chacune des 35 fiches-actions du Plan climat se focalise sur une thématique spécifique lui conférant une identité distincte et autonome. 

Ces fiches-actions ne sont pas pour autant indépendantes les unes des autres. Au contraire, elles se renforcent souvent mutuellement à travers des synergies diverses.